Vers une nouvelle Communauté de communes ?
Non au pilotage à vue
Imposé par la loi et un calendrier serré, le nouveau découpage des intercommunalités chemine lentement, sans que les habitants de Durban s’en soient encore vraiment souciés.
En revanche, leurs élus y travaillent, mais entre eux et comme sans boussole au gré des décisions prises par d’autres. La période des élections cantonales a mis en avant de profondes dissensions au sein de l’actuelle Communauté de Durban. Nous avons assisté à une valse hésitation sur un rapprochement présenté comme souhaité et souhaitable avec les communautés de Tuchan et d’Agly-Fenouillèdes : un schéma hybride visant à associer, à l’encontre des traditions culturelles, administratives et des réseaux d’influence, deux départements, deux conseils généraux et au moins deux circonscriptions législatives. Cette mosaïque aurait peut-être eu l’avantage de faire nombre, mais aurait souffert très rapidement des renvois de responsabilité entre payeurs potentiels, chacun pouvant considérer que l’autre devait mettre la main à la poche.
Pour un véritable débat
Ce scénario est désormais oublié, non par le choix des Durbannais et des habitants des villages associés, mais de par la défection des communes d’Agly-Fenouillèdes qui retournent à leur ancrage naturel, les Pyrénées orientales.
Les habitants de Durban l’ont plus appris par voie de presse que par participation à un choix qui pourtant les engage tous. Aujourd’hui, Durban et Tuchan, même amputées de certaines communes voisines et amies qui ont fait le choix d’autres rattachements, s’apprêtent à s’unir pour le meilleur comme pour le pire.
Qu’y aura-t-il dans la corbeille de la mariée ?
Le défi est-il encore surmontable ?
« Faire plus de choses et mieux », telle est l’ambition affichée du nouveau découpage des intercommunalités. De toute évidence, Durban n’est pas actuellement sur cette ligne.
A nous tous de demander un véritable débat « citoyen », comme il nous en fut si souvent promis, et à ne pas nous contenter d’une séance d’informations sur des décisions qui auraient pu être déjà prises.
Il est encore temps d’exiger
A nos élus des majorités municipales de prendre leurs responsabilités en s'emparant de la possibilité qu'ils ont encore de peser sur les schémas en cours de construction et de faire d’autres propositions.
Jusqu'à la fin de l'année, les commissions départementales recueilleront les avis des communes et pourront amender le projet à la majorité des deux tiers avant que les schémas ne soient arrêtés. Sachons en profiter !