• Septembre 2012 : on récolte ce que l'on a semé

    à la une

    En ce début d’automne, période de vendanges où se cueille et se transforme le raisin sur lequel  durant de longs mois des vignerons ont veillé, comment ne pas penser à quelques dictons qui marquent le lien entre le travail accompli et le résultat escompté ou obtenu ?

    Si on l’applique au champ de la politique locale, on peut y voir l’atonie de notre village : en dehors du 14 juillet et de la fête locale, quels attraits, quels événements, quelles facilités offertes  auraient pu attirer le touriste, retenir le visiteur, nourrir l’économie du village ?

    On n'aura rien vu 

    Chacun a pu constater l’atonie de notre village durant l’été : en dehors des moments traditionnels, Fête de la Saint-Jean,  14 juillet, fête locale et repas associatifs, quels attraits, quels événements, quelles facilités offertes  auraient pu attirer le touriste, retenir le visiteur, nourrir l’économie du village ?

    Or, le développement local n’est pas seulement affaire de finances. Il s’appuie sur des projets qui nous engagent tous, dans notre collectif villageois et pour lesquels, des débats, non escamotés et non convenus, peuvent être sources de progrès.

     

    On aura tout lu

    Exprimer tout et n’importe quoi, à en oublier même ce que l’on a pu écrire.

    L’Intercommunalité en offre un exemple qui serait savoureux s’il ne nous préparait pas à des lendemains difficiles.

    Dans le Petit Journal, un conseiller municipal, délégué à la Communauté des communes, écrivait le 19 juillet :

    « L’abrogation de la loi Sarkosy permettrait dans l’Aude, dans notre communauté de communes, de revenir sur un forçage qui a conduit les conseils municipaux à faire des choix douteux dans l’urgence. Des choix sans en avoir informé leur population, voire désinformé les conseillers, sans avoir une vision des conséquences négatives pour les finances de leur commune et sur les emplois des personnels concernés… »

    Qu’en penser ? ou bien, il avait lu et enfin compris la Noria de juillet, (lien) et l’on se félicite d’avoir pu, modestement, faire œuvre utile ; ou bien, espérant que les Durbanais, peu au fait, auraient oublié son engagement à détricoter l’héritage et à construire un nouveau territoire, il peut se donner le rôle qu’il affectionne le plus et qui le fait exister : s’opposer, quitte à se renier. On ne peut que savourer l’observation qu’il fait de la situation à l’entour : « Des habitants inquiets des villages autour de Durban qui ont choisi de «partir» interrogent le Comité Consultatif Citoyen du Canton de Durban ». Quelle belle pirouette pour dédouaner les décideurs !

    Se tourner vers les Comités citoyens.

    Seul problème, notre élu s’y retrouve, mais avec une autre casquette, prêt à écouter les doléances portant sur le fruit de ses décisions.

     On aura tout entendu

    Fais ce que je dis, non pas ce que je fais

    La situation est cocasse. Dans un texte intitulé Les Comités consultatifs citoyens, qu’es aco ? à la une le même, toujours le même, enfonce le clou en rappelant la règle de ces collectifs : il y dénonce les limites de la délégation de pouvoir qu’il appelle « démocratie confiscatoire de la citoyenneté » ; il insiste sur le fait que « les élus doivent bannir toute utilisation de leur mandat à des fins personnelles », ce qui va de soi, mais surtout, clou de la démonstration, « qu’ils ne peuvent participer aux comités citoyens qu’à titre individuel ». Ce qui lui permet de signer tout à la fois sous tous les chapeaux qu’il empile ou met en avant selon les circonstances. On est en plein délire !

    Démocrate en paroles ... mais pas en actes
    Surtout ne pas se fier au mot d’ordre affiché par les Comités consultatifs citoyens du genre « Mettre la population dans «le coup», en faisant participer les Citoyens » ou mieux encore « Permettre aux Citoyens de dépasser le simple statut d’électeur, et de devenir acteur à part entière dans la gestion de la cité ».

    En effet, si des élus d’opposition s’aventurent à vouloir jouer leur rôle de conseiller municipal à savoir, travailler les dossiers pour se construire un avis et pouvoir échanger avec la majorité, ils perdent d’emblée leur statut de citoyen car élus par des mal-pensants : pas question de leur permettre de s’engager en toute connaissance de cause.  Ainsi va la démocratie locale…et que l’on ne nous réplique pas qu’ils n’ont qu’à oublier leur statut d’élus et aller siéger dans des commissions avec les habitants du village !

    Les élus d’opposition ne sont pas des pestiférés. Ils exigent que soient respectés les usages de la République
    Ils rappellent à la municipalité la tradition républicaine qui se garde des mises à l’écart lors de la venue de personnalités dans la commune. Ils n’ont pas à  apprendre par la presse les sujets sur lesquels tout le conseil municipal est censé travailler. Ils n’ont pas à supporter de voir les moyens publics mis au service exclusif d’une opinion partisane. Ainsi, appeler,  comme dans les communes populaires de triste réputation, par voie d’annonce sonore, toute la population à faire bloc derrière les élus qui contestent le traité européen est une atteinte à la liberté d’opinion. Ce pourrait être aussi un moyen de faire pression et de recenser ses fidèles partisans, de noter les  défections, de nourrir des formes inacceptables de clientélisme.

    Soyons vigilants

    Rappelons à ceux qui dirigent Durban la nécessité impérieuse de retenue dans l’expression et de détermination dans l’action. 
    L’influence d’un pouvoir se mesure à sa capacité d’agir. Que voyons-nous venir ?
    L’influence d’un contre-pouvoir à la capacité d’épingler et de proposer. Nous nous y employons.