• Septembre 2011 : mois des vendanges. De la maturité du raisin à celle des idées

    Un grand plaisir que de vous retrouver sur notre blog 

    Le collectif de la Noria de Durban est heureux de vous retrouver pour une nouvelle année d’informations, de commentaires, de points de vue sur ce que nous offre la vie politique, sociale, économique et culturelle du village.
    Notre blog n’a pas de statut associatif ; il émane d’un collectif de citoyens en mouvement qui s’interrogent librement sur ce qui s’accomplit sous leurs yeux, souvent sans leur aval, qui s’inquiètent de l’isolement progressif de leur village, de choix que la confrontation à la réalité rend caduques…. Il n’est pas l’expression d’un mouvement estampillé « citoyen » qui, de dérive en dérive, ne réagit plus que sous les injonctions d’un seul homme qui s‘est affirmé son leader, ce qui rappelle une funeste époque.
     

    Ouvrons grands les yeux 

    Dans un monde où les valeurs vacillent, où chacun cherche un point d'appui pour surmonter les difficultés, comment ne pas s'affliger à la lecture de ce que produit notre trublion local ?

    Songeons au travail de sape qu'il accomplit au jour le jour au risque, contre son propre intérêt, contre l'image qu'il veut donner de lui-même, et certainement contre ses convictions, de semer la confusion. 

    En effet, qui souhaite « créer un rempart solide contre la main mise de deux partis UMP, PS sur les institutions » ? Vous pensez à Marine Le Pen. Vous avez raison, mais c'est aussi désormais la prose de notre élu local dans sa dérive populiste. Ses propos rejoignent ceux de la présidente du FN lorsqu'elle déclare «je sais que la politique est pourrie jusqu’en son centre…» ou bien lorsqu'elle met dans le même sac l’UMPS. 

    Qui souhaite saboter un processus électoral innovant, celui des primaires «citoyennes» en proposant de «mettre au premier tour dans la même enveloppe tous les bulletins des divers candidats gauche-écologie»? Encore lui, n'hésitant pas à donner de la démocratie une image dégradée, peu propice au débat que pourtant il dit appeler de ses vœux, mais qu'en fait il redoute, tant le débat, c'est le refus de l'anathème, c'est l'obligation d'argumenter.

    Sa stratégie du pire, si elle était suivie dans le pays, laisserait encore longtemps la place à la droite…les bulletins seraient invalidés, le candidat sorti des urnes affaibli, brisant ainsi la dynamique de « la gauche de gouvernement ».

    Cette « gauche de gouvernement », il n'a de cesse de l'accabler oubliant ce qu'elle a, au fil des décennies, apporté aux Français (rappelons entre autres, les congés payés sous Léon Blum; l'extension à une 5ème semaine sous Mitterrand, avec le chèque-vacance, les lois Auroux relatives aux droits des salariés, mais aussi l'abaissement de l'âge de départ à la retraite ; les 35 heures, la Couverture Maladie Universelle (CMU), l'Allocation Personnalisée à l'autonomie, le Pacs sous Jospin.

    Certes, aucune avancée n'est définitivement acquise. Constatons cependant que lorsque la droite est au pouvoir, les grignotages commencent et qu'affirmer le contraire, pour de piètres raisons personnelles, par simple posture pour rester au centre du jeu, c'est perdre de vue l'intérêt général.

    En ce début de période électorale, réinvestissons ensemble le champ de la politique. Il y a encore, heureusement des marges de manœuvre. Si tous ceux qui partagent les valeurs de la gauche s’unissent pour gouverner ensemble, on peut agir, pour le bien de tous.