• Platanes de décembre

    Viticulture

    Selon les chiffres publiés par le Ministère de l’agriculture, le revenu moyen des agriculteurs français accuserait une baisse de 3,6% en 2011. Mais la situation est très contrastée selon le type d’exploitation. Les viticulteurs, dans leur ensemble, sortiraient gagnants avec un revenu moyen en hausse.

    On peut effectivement constater que 2011 affiche une meilleure récolte que les années précédentes, sinistrées par la sécheresse, et une légère reprise des cours.

    Malheureusement ce n’est pas le cas à Durban où les viticulteurs  sont victimes des problèmes que connaît la Cave coopérative du Mont Tauch, même si certains sociétaires du village avaient des responsabilités au sein du conseil d’administration.

    On assiste, là où l’on affichait la volonté de faire venir de nouveaux viticulteurs, à des tentatives de reconversion, totale ou partielle, vers des métiers bien différents : paysagiste,  chauffeur poids lourds, balisage et entretien de sentiers.

    Déni de démocratie

    Contrairement aux valeurs prônées par le Mouvement pour une Alternative Sociale, Ecologique et Démocratique qui nous abreuve, en continu, de leçons de morale républicaine, la majorité aux affaires à Durban méconnaît gravement la place de l’opposition. Il est bon de rappeler qu’un conseiller municipal, quelle que soit son appartenance politique, est un élu du peuple et qu’il représente, dans les instances où il siège, les voix de ceux qui l’ont choisi. Or que voit-on depuis 2008 ? des réunions publiques dont ces élus de l’opposition apprennent l’existence par la presse et au cours desquelles ils ne sont pas appelés à s’exprimer, la venue de Responsables de l’Etat dont ils ne sont pas informés (venue de Mme Marie-Paulel Bardèche, Sous-Préfète qui aurait pu croire, si un courrier par la suite ne l’en avait informée que le Conseil municipal de Durban était monocolore), des manifestations diverses pour honorer les associations, les employés municipaux (..) auxquelles ils ne sont pas conviés, pire des conseils municipaux réunis sans concertation préalable ni sur l’ordre du jour, ni sur le calendrier, et systématiquement fixées dans les créneaux horaires de travail des salariés pour les empêcher d’exercer leur mandat…

    Il est vrai qu’avec les reconversions subies en cours (cf ci-dessus), un peu plus d’attention devra être portée à l’égard de certains membres de la majorité municipale…intérêt bien compris commence par soi-même, mais peut avoir, même en ces tristes circonstances économiques, des retombées positives.

    Promesses de campagne : encore, toujours !

    Ambition affichée et proclamée : « revivifier le tissu artisanal du village, faire venir de nouveaux artisans »

    Résultat en décembre 2011, un artisan qui n’a reçu aucune commande publique depuis 2008, au bord de l’asphyxie et contraint à licencier son unique salarié. Un seul motif : lui faire payer son engagement politique au Parti socialiste et le disqualifier car il ne lui a manqué qu’une voix pour être élu dès le 1er tour.

    Ne croyez pas que la raison est le manque d’argent et l’absence de commandes publiques ! Ce serait trop simple. Pour remettre en état la chaudière de bâtiments municipaux, la mairie a choisi de faire appel directement à un artisan de Narbonne. Certes, vu le montant, la règlementation des marchés n’est pas enfreinte, car aucun appel d’offre n’est nécessaire, mais conséquence négative pour cet artisan qui se débat dans des difficultés financières et dont le retrait de la zone artisanale, s’il advient, touchera les revenus de la commune. Un exemple complémentaire d’une politique revancharde et à courte-vue.