• Platanes d'octobre

    Petit lexique à l’usage des Durbanais

    S’il est un mot qui nous est devenu familier, c’est bien la dette. Pas une réunion publique où elle ne soit évoquée, avec sa jumelle, la dette cachée, parfois appelée l’ardoise, et là, c’est la tuile !

    Elle nous plombe, nous étrangle, nous ligote, empêche toute action. Ah, s’il n’y avait pas la dette… ce passif du passé.

     Depuis peu, est apparu un mot nouveau, rassurant, l’emprunt. L’emprunt, contrairement à la dette, ne se rembourse pas dans la douleur, l’emprunt est raisonnable, alors que la dette est le signe de la folie des grandeurs. Prenons garde que le nouvel emprunt sollicité par la Mairie ne se transforme bientôt en dette … cachée?

    NB : qu’est-ce qu’emprunter, sinon contracter une dette auprès d’un prêteur. Parler de dette, c’est jouer sur les mots !

    Copier-coller : plagier n’est pas jouer !

    Serait-ce trop demander que de penser par soi-même? L’Indépendant du 24 octobre rapporte les paroles prononcées par Roland Courteau, sénateur de l’Aude, lors du Buffet populaire en l’honneur du vin primeur organisé à la Maison Gibert à Lézignan.

    On y trouve «  Nous faisons le maximum pour rédiger de bonnes lois, ce malgré le lobby antivin … Nous avons tous œuvré pour autoriser la publicité du vin sur internet : c’est désormais acquis. Nous avons aussi beaucoup fait (…) pour qu’en France puissent exister des chaînes de télévision spécialisées dans la vigne et le vin. (…). Nous avons déposé une proposition de loi pour faire reconnaître le vin comme appartenant au patrimoine culturel et gastronomique de la France.. ».

    Or, que découvre t’on le même jour sur internet ? Une lettre ouverte au Président de la République en visite dans l’Aude, signée du porte-voix de la municipalité, reprenant mot à mot les mêmes termes, sans jamais citer sa source : un élu socialiste, un élu du parti honni, l’élu qui a défendu publiquement la candidature de Fabienne AMIGOU aux dernières cantonales. Encore une preuve de mauvaise foi et surtout du désir de se faire valoir.
    Pour une fois, faisons-lui la publicité qu’il mérite. Allez lire le plagiat sur : " lettre ouverte ... Platanes d'octobre "

    Que d’eau ! que d’eau !

    Pourquoi construire un nouveau château d’eau ? « parce que l’actuel est en état de délabrement et perd 50m3 d’eau par jour » a-t-il été dit par des élus de la majorité au conseil municipal.

    50m3 d’eau, cela correspond à peu près à la moitié de la capacité en eau de la piscine municipale, soit une piscine entière tous les deux jours, qui se répandraient sous les maisons et les rues du haut de Durban !

    Avec toutes ces fuites, comment se fait-il qu’il n’y ait pas eu d’affaissement de terrain ou de glissement des maisons situés en-dessous du château et même comment se fait-il que le château tienne encore ?

    Il est quand même étonnant aussi que, lors de l’année 2008, année record en matière de sécheresse, il n’y ait pas eu de coupure avec un château d’eau qui perdait 50m3 d’eau par jour.

    Pourquoi construire un nouveau château d’eau et rectifier la carte communale alors que le développement naturel de Durban devrait suivre l’extension de la zone artisanale avec une viabilité déjà en place ? Y aurait-il quelque raison cachée qui nous échappe encore ?

    Des économies… qui coûtent cher !

    Qu’est devenu le stade qui a été totalement refait aux nouvelles normes pendant la reconstruction ?

    Cet été, il a été interdit d’accès pour des travaux « d’entretien ». Quel entretien ? le rebouchage des trous dans la pelouse avec le tractopelle de la mairie par un adjoint et deux employés municipaux. Sachant que le poids d’un tractopelle avoisine les 5 tonnes, à vide, les drains et les tuyaux d’arrosage enterrés ont dû apprécier… Alors qu’il aurait suffi  de remplir quelques brouettes et le tour aurait été joué, mais cela était trop long à faire, on a préféré utiliser les grands moyens. Et tant pis pour les dégâts !

    L’an dernier, l’eau de la piscine avait servi à arroser le stade : une excellente idée dans le but de faire des économies mais qui a eu l’effet contraire. Comme chacun sait, l’eau de la piscine est traitée par des produits chimiques qui ne sont pas recommandés pour l’arrosage du gazon. Résultat : un terrain impraticable, les associations utilisatrices ont effectué les entraînements et les matches sur d’autres terrains.

    Autre idée lumineuse pour faire des économies :

    La nouvelle municipalité s’est empressée de dénoncer le contrat de maintenance, souscrit auprès du concepteur du terrain qui comprenait : le suivi, l’ensemencement, les traitements, l’entretien, les garanties de bon fonctionnement des réseaux d’arrosage et de drainage.

    En voulant tout faire par soi-même, on se targuait de faire de substantielles  économies. Aux dernières nouvelles, il se dit que la municipalité voudrait refaire le stade, mais cette fois-ci… aux frais des Durbanais !

    Nos experts en dette cachée pourraient-ils nous éclairer sur le coût de toutes ces économies et nous dire  à combien se montera l’ardoise ?

    L’arroseur arrosé

    Retour sur un été ennuyeux pour les jeunes Durbanais. Quelle n’a pas été leur surprise de voir un arrêté municipal placardé à la porte du stade en interdisant l’accès sous peine de poursuite « en raison d’une période d’entretien ».

    Lors des travaux de reconstruction du stade après les inondations, durant la période d’ensemencement, le stade avait aussi été fermé. A cette époque, de jeunes enfants bien « coachés » par des adultes avaient envoyé une lettre  à la mairie pour demander l’ouverture du stade pendant l’été.

    Ces enfants, devenus adolescents(es), auraient été bien inspirés de faire de même cet été. Mais cela aurait été une surprise pour leurs anciens « coaches » devenus élus de la majorité municipale !