• Octobre 2011 : ou ne pas prendre les Durbanais pour des canards sauvages !

     

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    Bon parcours.

    Ouvrons les yeux

    A force de simplisme, à force de prendre les Durbanais pour des « canards sauvages», il ne faudrait tout de même pas que notre « emplumé » local, le vilain petit Ytram, nous aveugle par ses amalgames entre mondialisation, dette des Etats, dette de notre village et dette des ménages !

    La lecture d’un article du Petit Journal (édition du 18 octobre) nous invite à rappeler quelques principes qui valent autant pour une commune que pour la conduite de l’Etat et bien évidemment pour toute personne qui s’aventure à porter une parole publique : cohérence, vérité et ambition pour tous.

    Notre élu local y déclare avoir lu des «analyses des autorités administratives et financières du département » qui donneraient un jugement favorable quant à l’évolution de la gestion de la commune. Il s’agit d’une façon détournée de laisser croire qu’il appartient à un groupe de sauveurs, mais surtout l’aveu d’un reniement de taille. En prenant les rênes de la commune, l’équipe « Pour Durban avec vous » s’était engagée à procéder à un audit des finances. Promesse de campagne, bien vite oubliée, car si la Cour régionale des comptes avait été saisie, ses observations ou ses avis de contrôle ou ses jugements auraient démonté la polémique et réduit à de la médisance les propos outranciers tenus. Mais, il aurait fallu donner un autre os à ronger !

    Mais aussi, quelle incapacité à parler vrai pour celui qui a choisi de faire éclore et prospérer la calomnie.

    Ainsi, quand on rembourse, à échéance prévue, les emprunts contractés, en puisant sur des ressources qui sont la contrepartie d’un investissement productif, il va de soi que chaque année qui passe voit l’encours diminuer. C’est mathématique et ne mérite aucun satisfecit particulier. C’est le contraire qui serait répréhensible et sanctionné.

    Quand on joue avec les mots en distinguant la dette due aux banques et la dette due au Conseil général, appelée par dérision « dette cachée » ; quand on se joue des chiffres en faisant de cette « dette cachée »  le « déficit cumulé de la gestion précédente », on nage en pleine confusion. On est volontairement dans la contre-vérité.

    Sur ce même registre, quand on considère que seule la dette bancaire est transparente, c’est à une curieuse pirouette que l’on assiste de la part du chantre de l’économie administrée. Ne vaut-il pas mieux, en effet, être redevable envers une collectivité territoriale qui apporte son concours, selon une règle du jeu claire, que d’avoir contracté un emprunt complémentaire auprès des marchés !!! Et surtout, quel manque total de cohérence de la part d’une municipalité qui souhaite renouveler l’opération, mais à son compte, au cas où elle aurait la possibilité de se lancer dans la construction d’un nouveau château d’eau !

    Par ailleurs, que peut signifier cette ridicule mise en compétition de Durban avec l’ensemble des villages de France, alors que l’administration centrale ne se risque à aucune comparaison tant sont différents les périmètres de compétence, les ressources propres et les aléas du quotidien (tels inondations à Durban, tempêtes ici, accidents de parcours ailleurs)?. Ce sont des propos d’illusionniste. Il faut y voir surtout l’occasion d’un titre accrocheur « Durban encore médaille d’or « virtuelle » de la dette » qui, s’il correspondait au moindre début de réalité, aurait obligé la commune et ses habitants à passer depuis longtemps au régime minceur ! Heureusement, nous n’en sommes pas là. Chacun peut heureusement le constater, mais s’il est encore des habitants assez crédules pour le croire, il est temps de leur montrer, chiffres à l’appui qu’il n’en est rien, que les emprunts contractés ne sont pas « toxiques », que sans eux, il n’y aurait plus d’équipements collectifs à Durban, et qu’ils sont remboursables sans effort particulier de leur part.

    Il ne faut plus hésiter à dire que la question de la dette soit disant « cachée » de la commune, est perçue avec d’autant plus de crainte qu’elle se confond, dans l’esprit des gens, avec le surendettement des ménages aux revenus modestes, alors que chacun pourrait constater qu’il n’ ya rien de commun entre une dette personnelle et la dette collective. On peut être pauvre et le système riche ou l’inverse. C’est en s’appuyant sur ce genre d’amalgame que Marine Le Pen, au niveau national et européen, fait miroiter l’abandon de l’euro comme une solution. C’est en jouant de la même confusion que notre élu local pense garder ses fidèles…
    Quel tête à queue de sa part ! et quelle convergence pitoyable !

    Dernière minute

    Notre canard caquette, cancane et nasille dans le Petit Journal où il détient désormais une rubrique régulière  Qu’on se le dise ! Cela fera monter les ventes !

    Il y attaque, bille en tête, dans l’édition du 26 octobre, notre blog, ce qui n’est pas nouveau et même nous honore ; ce qui prouve surtout que l’on vise juste, mais, cette fois, il lie notre cause à celle du Comité de Sauvegarde du Vieux Durban.

    Comment notre détective Ytram en est-il parvenu à un tel amalgame ?

    Vous avez à choisir parmi les solutions suivantes :

    A) La Noria appartient au petit patrimoine de Durban. Elle est donc à sauvegarder.

    B) C’est une question de pedigree : cet ancien du PCF a gardé la nostalgie des procès de Moscou, de Prague ou d’ailleurs au cours desquels la stratégie de l’amalgame devait briser l’accusé(e).

    C) Il se prend pour un détective et croit, pauvre Ytram, qu’une même adresse d’administrateur ne peut couvrir que des produits du même auteur. Il va falloir lui offrir l’internet pour les nuls !

    Notre prochaine édition vous donnera les moyens de lui faire pan sur le bec ! et de lui envoyer des … petits mouchoirs !!