• Juin 2011 - Bonnes résolutions, poudre aux yeux

    Voici venir le temps des vacances d’été, avec son habituel coup d’œil sur l’année écoulée et son regard prospectif sur l’avenir.

    Bonnes résolutions

    Nous nous félicitons d’abord que notre blog, « La Noria », soit lu par les décideurs locaux et serve désormais à alimenter la réflexion de celui qui s’est institué, de son propre chef , « chargé de communication » de la majorité municipale. Nous ne manquerons pas de continuer à lui fournir des billes. Il sait fort bien qu’il peut compter sur nous !

    Poudre aux yeux ?

    Ce que nous voyons au jour le jour se résume à une vision critique de la gestion passée, ce qui serait sinon légitime, du moins de bonne guerre dans le cas d’une alternance démocratique, si la critique était accompagnée de réalisme, de lucidité et d'une capacité de propositions. 

    Nous attendons, après trois années de gestion municipale, de vraies réponses, de vraies solutions, autres que des faux fuyants, des invectives ou des paroles trompeuses. Elles s’imposent d’autant plus qu’elles iraient dans le sens de la transparence prônée pendant la campagne électorale et maintes fois rappelée depuis.

    Alors, quelques réponses, publiques, seraient les bienvenues sur des questions déjà notées par la Noria et qui intéressent tous nos concitoyens, telles celles concernant :

    -       la remise en activité, au profit de services municipaux et bientôt d’associations, de la zone artisanale condamnée après les inondations de 2005 à être remise en son état d’avant construction 

    -       la mutation de « l’ardoise » en remboursement d’emprunts avec une date d’échéance connue à l’issue de laquelle l’effort consenti sera compensé par les revenus d’un investissement productif

    -       la question de l’eau et le lien énoncé avec la mise en chantier d’un nouveau plan d’occupation des sols 

    Danger imminent

    Nous avons pointé, depuis octobre 2010, des questions cruciales quant au développement de notre commune et à son insertion dynamique dans une territorialité en voie de reconfiguration. Or, que constatons-nous  de la part de ceux qui n’ont de cesse de voir dans la gestion précédente la clef des difficultés d’aujourd’hui ? une capitulation en rase campagne qui laisse se disloquer notre communauté de communes et n’offrira bientôt que son noyau central, le village de Durban, au plus offrant ou à la régulation qu’effectuera, faute de mieux, le Préfet.

    Si l’hypothèse première n’avait été de s’allier à l’Agly-Fenouillèdes, si l’objectif n’avait été de faire table rase du legs socialiste, nous aurions pu garder la cohérence qui était la nôtre et proposer ensemble un rattachement à l’une des deux villes locomotives de proximité, Lézignan ou Narbonne.

    Mais, comment y parvenir quand on ne le souhaite pas, mieux, quand on croit dur comme fer que seule l’authenticité rurale représente un atout et que l’on porte sur d’éventuels partenaires un regard négatif au point de les traiter «d’ogres administratifs citadins ». A force de chanter « on est les meilleurs », on dissout l’héritage laissé par Régis BARAILLA : les 14 communes du canton regroupées de façon solidaire depuis 1995. Cette communauté, rappelons-le pour ceux qui l’auraient oublié, était alors la 1ère créée dans notre département. Hier, nous anticipions, aujourd’hui nous sommes à la traîne. Bientôt, les restes de notre communauté, après dépeçage, iront de force s’agglutiner à d’autres entités qui auront gagné la tutelle. Ce sera la rançon de l’aveuglement. Si un coup de barre n’est pas rapidement donné, c’est à un cortège de déconvenues que, tous démunis, nous assisterons. Partout, on se bat pour préserver les acquis et les valoriser. Pourquoi à Durban, tout brader à l’encan ?

    Non, nous ne laisserons pas passer les acquis de 27 ans de gestion et de projets aux pertes et profits !