• Février 2012 : Que s’est-il passé depuis 4 ans ?

    Que s’est-il passé depuis 4 ans ? 

    Et oui, déjà 4 ans ou presque que les Durbanais vivent sous un nouveau régime, dit citoyen, transparent et solidaire ! déjà 4 ans que le seul argument avancé comme excuse à l’absence de projets d’avenir est cette soi disant « dette cachée », en réalité un ensemble d’emprunts si productifs que bientôt, après la dernière échéance du moratoire, viendra le temps des cerises et que nous serons tous en fête….

    Et oui, déjà 4 ans que jour après jour, les ambitions perdent de leur superbe, sont comme remisées au magasin des accessoires, justes bonnes à sortir du tiroir une fois l’an, au moment des vœux à la population…

    Et oui, déjà 4 ans de déclin du village, de perte de prestige de Durban, de vie locale rétrécie, de convivialité répétitive organisée au rythme grandissant d’annonces publiques incitant la population à faire bloc autour de son homme providentiel qui, à l’abri de son « bouclier filial », sort de son chapeau des initiatives citoyennes qui n’ont d’autre but que de marquer son territoire et d’exclure les mal-pensants.

    Et au bout de 4 ans, qu’apprend-on ? que le fond de roulement de la commune, « grâce à une gestion sérieuse », est redevenu positif alors qu’il l’a toujours été comme l’attestent les documents comptables établis à la fin 2007, à la veille du changement de municipalité ; que le château d’eau construit en 1930 a fait son temps et que les moyens de faire un nouvel emprunt et d’ouvrir diverses tranches de travaux ne poseront  problème ni face aux créanciers (banques, collectivités territoriales); ni au réseau d’alerte du Trésor public. C’est là que la devise de la mairie ne manque pas de souffle : vous avez dit «transparence », oui, mais selon notre propre « éclairage » ; vous avez dit « solidaire », oui, mais au sens restreint du terme, pour ceux qui nous soutiennent et en récolteront les bénéfices ; vous avez dit « citoyen », oui mais ne peuvent débattre que ceux qui se retrouvent dans le  « non » de 2005 au traité constitutionnel comme l’indique une récente invitation à participer à une « réunion citoyenne ouverte à tous », « dans le respect de l’autre ».

    Et pendant ce temps, qu’en est-il de la recomposition de nos territoires, de la « solidarité » conquise au fil des ans entre nos villages ? Là aussi, la revendication de transparence est mise à mal par des jeux d’influence et d’exclusion auxquels participent nos élus. Nous le dénonçons depuis plusieurs mois ….°. Dans ce sur-place, joué par nos responsables, dans ce « à qui perd gagne » dangereux et infantile, un grain de sable qui a vocation à grossir et à faire mal car il touche directement à l’humain, vient sur le devant de la scène : le personnel de la communauté des communes s’inquiète, à juste titre, du manque de communication et réagit à la menace qui pèse sur les services offerts et sur l’emploi. Comment la recomposition n’aurait-elle pas un impact sur les finances locales et sur des recherches d’économie d’échelle ? Raison de plus pour opérer des choix non idéologiques, mais marqués par la volonté de développement et non de repli sur soi ou sur son arrière cour…Le collectif de la Noria travaillera dans ce sens aux côtés de la population et des personnels. A suivre….

    Dernière minute, dernière minute… ou « la vérité si je mens »

    N’ayant plus d’autre os à ronger que celui qui les a conduits au pouvoir, les élus de la majorité municipale reprennent les annonces déjà faites par le maire, devant un public maigrichon lors des vœux à la population et y ajoutent des contre vérités.

    Tout compte administratif, reflet exact de la situation financière d’une commune au 31 décembre de l’année est voté en équilibre, conformément à la loi et sous le contrôle du trésor public. L’excédent de fonctionnement de 2007 (dernière année du mandat de Régis Barailla) affichait un excédent de 142 255€ 

    Le compte administratif 2008, établi pour la première année de mandat de Christian Gaillard, était, pour les mêmes raisons, lui aussi excédentaire. En aucun cas, on ne peut parler de fonds de roulement qui aurait affiché un déficit de 653 630€, sinon à tout mélanger et à chercher à abuser la population de Durban et à l’inquiéter.

    Une réponse précise sera apportée par voie de presse dans les prochains jours, mais d’ores et déjà le collectif de la noria prend date et rappelle qu’il n’y a aucun manquement à emprunter ; que l'endettement a été positif, car générateur d'activités, de recettes, de richesses et circonscrit dans les limites de la capacité à rembourser qui, elle, n’a jamais fait défaut.

    Une prochaine édition de la Noria se fera l’écho de la réponse argumentée de Régis Barailla, mais en attendant soyez rassurés : comme le dit le candidat que nous soutenons, François Hollande, le déficit cumulé des collectivités locales atteint à peine 12% de la dette nationale, la règle d’or y est déjà appliquée d’office. C’est au niveau de l’Etat que l’incurie a été de mise. Bientôt les emprunts en cours, sans que vous ayez eu besoin de vous serrer la ceinture auront été remboursés et, par exemple, les loyers des ateliers relais abonderont alors les fonds de la commune lui permettant de solliciter de nouveaux emprunts. Avec le projet du château d’eau, un emprunt chassera l’autre, cherchez l’erreur…..